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Les enseignements clés de Lao Zi
dans « Dao De Jing» 

Lao Zi; Dao De Jing ; Lao Tseu; Tao Te King ; Lao Tzu; Tao Te Ching; 老子;道德经

Sa vision de l'univers

La vision de Lao Zi de l'univers est très proche de ce que nous connaissons aujourd’hui. Dans le premier chapitre de « Dao De Jing », il a clairement précisé que "Le Non-être (ou le virtuel) est l'origine de l’univers; l’Etre (ou le réel) est la mère de toutes choses ...  Ces deux choses ont une même origine et reçoivent des noms différents. Il croit que le monde palpable "l’Etre" provient du monde virtuel "le Non-être". Le "Non-être" et "l’Etre" sont deux aspects de la même chose. Le "Non-être" peut être compris comme ce que nous appelons aujourd'hui l'esprit, l’énergie, ou autres dimensions invisibles et intangibles, et "l’Etre" comme les objets visibles et tangibles de ce monde. Ceci est finalement assez cohérent avec la théorie de l'astrophysique moderne selon laquelle l'univers serait né d’un point singulier et du big bang, ou avec le principe derrière de la célèbre équation d’équivalence entre la matière et l'énergie d'Einstein E = M*C2.

Lao Zi a également désigné les "quatre grands" piliers sacrés de l'univers: la Voie, le Ciel, la Terre et l'Homme ("La Voie est grande, le Ciel est grand, la Terre est grande et l'Homme est grand", Chapitre 25). "la Voie" est placée en première devant les autres, elle est la matrice de l'univers.

Il est également persuadé que l’Homme doit obéir à la loi de la Terre, la Terre à la loi du Ciel, et le Ciel à la Voie (Chapitre 25).

Les lecteurs peuvent comprendre librement ce qu'est la Voie de Lao Zi, mais bien qu’il ne le dise pas clairement, l’emploi du mot Dao (Voie), laisse penser qu’il s’agirait pour lui des chemins divins ou de la loi de l'univers.

L’Univers de Lao Zi est incroyablement vaste et évolue de façon cyclique ("Grand Dao meut sans cesse. En mouvant sans cesse, il s’éloigne. Une fois éloigné, il revient ", Chapitre 25). Il illustre la loi du fonctionnement de l’univers à l’aide de celui d’un soufflet à caisson (Chapitre 5). Il compare ainsi l’évolution des entités du monde à celui du va-et-vient cadencé d’un soufflet : tout mouvement se fait dans un parcours limité, il ne peut jamais aller au-delà des butés. A son apogée, le mouvement s’inverse nécessairement, mais il y a toujours des avantages à en retirer quelle que soit la direction que prend le mouvement.

Ses recommandations sur la gouvernance

  • Théorie de gouvernance Wuwei ou méthode en douceur

Le fondement de la théorie de gouvernance de Lao Zi est la "Gouvernance en douceur" (无为 -Wuwei- en chinois, chapitres 2, 3 37, 57, 63 etc.), traduit parfois par le terme "Non-Agir".

La théorie " Gouvernance en douceur " est souvent interprétée comme le fait de laisser au peuple le droit de vivre librement leur vie sans interférer, ou assurer la paix et la prospérité en laissant évoluer les initiatives individuelles.

Mais Lao Zi a aussi dit: "lorsque le Saint gouverne, il vide leur esprit (du peuple), il remplit leur ventre, il affaiblit leur volonté, et il fortifie leurs os. Il s'étudie constamment à rendre le peuple ignorant et exempt de désirs. Il fait en sorte que ceux qui ont des idées (révoltantes) n'osent pas agir" (Chapitre 3). De toute évidence, la méthode de gouvernance "Wuwei " ne signifie pas forcément laisser les affaires évoluer librement et ne rien tenter.

L’interprétation de "Wuwei" varie selon l’angle de l’observateur. D’après le plaidoyer de Lao Zi sur "Gouvernance en Wuwei" à travers tout le texte, il semble plus logique de mon point de vue de comprendre "Wuwei" comme une méthode de gouvernance sans violence ni contrainte pour atteindre la paix et la prospérité. Il s’agit d'une gouvernance souple et imperceptible par celui qui est gouverné, permettant d’atteindre les objectifs grâce à l'incitation, l'inspiration, ou la suggestion, que les gens ont le sentiment d’avoir accompli par eux-mêmes (cf Chapitre 17 notamment).

Lao Zi a vanté à plusieurs reprises la qualité de la souplesse voire de la faiblesse. Il affirme que  les choses les plus souples du monde peuvent vaincre les choses les plus dures; Les choses virtuelles peuvent pénétrer sans encombre dans les choses les plus hermétiques (Chapitre 43). Ces enseignements justifient indirectement l’emploi de la méthode douce dans la gouvernance, et la compréhension de Wuwei.

De la même manière, Lao Zi plébiscite le concept de l’administration "Sans affaire" (“无事”). Il ne s’agit pas a priori de ne rien faire dans l’administration mais de tout faire pour réduire le volume d’affaires. Cela correspond à la simplification administrative et la décentralisation d’aujourd’hui. Son contraire "Plein d’affaire" (“有事”) signifie une administration compliquée et complexe. Pour réussir à gouverner le pays, il faut qu’il y ait le moins d’affaires possibles dans l’administration (Chapitre 48). Par ailleurs, pour bien gouverner un pays, il faut faire preuve de beaucoup de patience et d’attention, sans violence ("Pour gouverner un grand royaume, on doit imiter celui qui fait cuire un petit poisson", Chapitre 60).

Il considère la douceur, la tranquillité, la simplicité et la sobriété comme les quatre armes magiques de "gouverner le pays par la justice"  ("Je pratique ‘Wuwei’, et le peuple se convertit de lui-même ; J'aime la quiétude, et le peuple se rectifie de lui-même ; Je simplifie l’administration, et le peuple s'enrichit de lui-même ; Je me dégage de tout désir, et le peuple revient de lui-même à la sobriété ", Chapitre 57).

Sa doctrine de gouvernance consiste à appliquer une politique "Wuwei" (gouvernance en douceur), la simplicité comme moyen, et sans "odeur" comme critère ("Le sage pratique ‘Wuwei’, il exerce la "Simplicité", et savoure le sans saveur ", Chapitre 63).

Lao Zi désapprouve plus particulièrement l'utilisation de la ruse pour gouverner le pays. Il indique que si le pays est gouverné par la ruse, c'est un désastre pour le pays; si le pays n'est pas gouverné par la ruse, c'est une bénédiction pour le pays (Chapitre 65).

 

  • Mingjun - souverain clairvoyant

«Dao De Jing» a été écrit principalement à destination des souverains, pour leur enseigner l’art de parvenir à la paix et à la prospérité à long terme pour leur royaume et pour leur peuple. Le pays idéal dans l'esprit de Lao Zi est un pays avec un pouvoir centralisé et un monarque à sa tête. Mais il veut aussi que ce monarque soit un saint, un Mingjun (souverain clairvoyant). Il peut placer la dignité de son peuple au-dessus de celle de sa propre personne et placer les intérêts de son peuple au-dessus de ceux de sa personne. En d'autres termes, le leader doit être le serviteur du peuple et travailler pour le bien du peuple. Ce n'est qu'ainsi qu’il peut gagner le soutien du peuple ("Lorsque le Saint désire gouverner le peuple, il faut que, par ses paroles, il se mette au-dessous de lui. Lorsqu'il désire être placé en avant du peuple, il faut que, de sa personne, il se mette après lui", Chapitre 66).

Seuls ceux qui peuvent endosser l'humiliation du pays, et sauver le pays du désastre, peuvent prétendre d’être le souverain ("Celui qui supporte les opprobres du royaume devient le maître du royaume. Celui qui supporte les calamités du royaume devient le roi de l'empire", Chapitre 78).

Règle de vie

Les trois vertus les plus importantes pour Lao Zi sont appelés par lui "les trois trésors": La première s'appelle l'affection ; la seconde s'appelle l'économie ; la troisième s'appelle l'humilité" (Chapitre 67).

Lao Zi insiste plus particulièrement sur l'humilité, ou la qualité de ne pas rechercher à être le premier de l’empire. Il s’agit d’un dévouement sans faille, d’un total désintérêt sans nul désir de passer devant les autres ("Il ne lutte contre personne ; c'est pourquoi il ne reçoit aucune marque de blâme", Chapitre 8). Faire preuve d'humilité envers les gens, “ c'est ce qu'on appelle la vertu de ne pas disputer. C'est ce qu'on appelle le don de servir les hommes. C'est ce qu'on appelle une qualité conforme à la loi sublime et éternelle du ciel, Chapitre 68).

Il glorifie le dévouement désintéressé des saints et l'attitude noble de ne pas disputer des mérites avec autrui : Il les (les oeuvres) fait naître et ne se les approprie pas ; Il les aide à grandir mais n’attend rien en retour. Quand les succès sont au rendez-vous, il ne s'attribue pas le mérite (Chapitre 2 notamment).

Lao Zi a utilisé beaucoup de paragraphes pour décrire les qualités des hommes vertueux :

Attitude : humble, tolérant, respectueux, crédible, capacité à procurer la paix s’il gouverne ; talentueux quand il travaille, opportun quand il se déplace (chapitre 8).

Code éthique: honnête, sobre, désintéressé, adepte de la gouvernance en douceur (Wuwei), calme face aux sirènes de tentation, insensible aux opportunités personnelles (chapitre 10),

Culture intérieure : maître de ses limites, maître de ses capacités, maître de ses désirs, et maître de sa volonté (Chapitre 33).

Caractère extérieur : prudent, craintif, sérieux, relax, simple, ouvert, tolérant (Chapitre 15).

La performance d’un saint selon Lao Zi se manifeste d'une part, par ses capacités hors du commun, et des accomplissements absolument extraordinaires, et d'autre part, par son attitude modeste envers les gens : il n’est jamais orgueilleux, ne recherche jamais l’exposition, mais au contraire il accepte de rester dans l’obscurité ("Celui qui connaît sa gloire et accepte l'ignominie est la vallée de l'empire", Chapitre 28).

Les saints n'ont jamais d'intérêt personnel, mais prennent les intérêts du peuple comme le leur. Ils traitent tout le monde, y compris les perdants de la société avec altruisme, humanité, et confiance. Il croit que si tout le monde adoptait cette attitude, le monde serait comblé d’humanité, de sincérité, et de sobriété (Chapitre 49).

Vision sur la vie

  • Cycle de la vie

Quoi que les êtres du monde prennent des formes et des allures très différentes, tous retourneront sans exception à leur origine. Revenir à son origine veut dire retrouver sa quiétude et son point d’équilibre. Retrouver son point d’équilibre permet de renouveler la vie. Renouveler la vie est la loi de la nature. Quand vous connaissez la loi de la nature vous êtes alors un éclairé. Celui qui ne connaît pas la loi de la nature s'abandonnera au désordre et s'attirera des malheurs (Chapitre 16). Lao Zi croit que la vie cyclique est la loi de Dao. Elle est éternelle au sens du cycle de renouvellement au détriment d’une vie sans fin. Ceux qui suivent la Voie de Dao peuvent mourir sans disparaître pour autant (est-ce par leur influence sur les générations futures ?), et ils vivront en ce sens éternellement ("Celui qui meurt et ne périt pas est éternel" , Chapitre 33). C'est le concept de l’immortalité spirituelle de Lao Zi.

Certains disciples pensent qu’ils peuvent trouver la potion magique et obtenir la vie éternelle sans besoin de "retourner à l’origine". Alors ils ne connaissent pas la loi de Dao et ils ne sont pas des "éclairés", et ils se sont trompés de chemin.

  • La vie est au-dessus de tout

Lao Zi met clairement la vie avant toute chose, notamment la richesse et la célébrité. "Qu'est-ce qui nous touche de plus près, de notre gloire ou de notre personne ? Qu'est-ce qui nous est le plus précieux, de notre personne ou de nos richesses ?" (Chapitre 44). La quête excessive de la gloire et de la fortune nécessite inévitablement de payer le prix fort; accumuler trop de richesses entraînera nécessairement des pertes plus importantes. Si vous vous contentez de peu, vous ne connaîtrez pas d’humiliation; Si vous savez vous arrêter au bon moment dans votre quête de gloire, vous éviterez le danger.

Lao Zi s'oppose à la recherche de trop de richesse et souligne qu'il vaut mieux s'arrêter d’accumuler de la richesse avant que cela ne devienne excessif. "Bien que vous puissiez posséder des palais remplis de trésors, vous ne pouvez pas les garder éternellement" (Chapitre 9).

  • Humanisme

Les êtres du monde ont des habitudes et des capacités différentes. Un gouvernement ne doit pas entreprendre des actions qui favorisent les uns et défavorisent les autres (Chapitre 29).

De plus, une personne capable doit aider les incapables et les invalides. C'est même l’une des marques des personnes talentueuses. Chacun a des capacités différentes. Même les personnes malsaines sont utiles, au moins elles peuvent servir d’exemples à ne pas suivre pour les autres. Par conséquent,  personne ne doit être oublié ! Il insiste par ailleurs : ce concept est une vérité cruciale et subtile (Chapitre 27).

Lao Zi remarque également que les riches aident les pauvres et que ceci est la voie du ciel ("Le ciel ôte à ceux qui ont du superflu pour aider ceux qui n'ont pas assez", Chapitre 77).

Peut-on dire que Lao Zi est le précurseur des humanistes et socialistes d’il y a 2500 ans?

Méthodologie

  • Théorie du Yin Yang

Toute chose a une dualité et elle suit une évolution cyclique. C’est la base de la vision du monde et de la méthodologie de Lao Zi. Dans le deuxième chapitre, Lao Zi a parlé de " l'Etre et le Non-être naissent l'un de l'autre ; Le difficile et le facile s’apprécient mutuellement ; Le long et le court se mesurent mutuellement ; Le haut et le bas se positionnent mutuellement ; Les tons et la voix s'accordent mutuellement ; L'antériorité et la postériorité s’ordonnent mutuellement". Sans le premier, il n'y aurait pas le second.

Il utilise la complémentarité du «vide» (creux) et de la «matière» (plein) d’un récipient comme exemple de la dualité inhérente du Yin et du Yang au sein des objets ("L'utilité vient de la substance, l'usage naît de l’absence", Chapitre 11).

Il appuie sa théorie de dualité avec des métaphores pour expliquer que les êtres distingués s’accompagnent toujours d’imperfections, mais cela ne nuit nullement à leur grandeur : un grand carré parfait manque d’angles ; un grand vase est achevé tardivement; une grande voix dont le son est imperceptible ; une grande image dont on n'aperçoit pas la forme (Chapitre 41).

Dans le même temps, ces métaphores démontrent également que lorsque l’on apprécie les choses, on ne peut pas se contenter de regarder un seul côté, mais l’ensemble ; il ne faut pas se contenter de l’aspect superficiel, mais il faut surtout aller en profondeur. Par ailleurs, il ne faut pas oublier le principe d’évolution cyclique des choses : quand on atteint l’apogée de sa force, c'est le début du déclin ("Quand les êtres sont arrivés à la plénitude de leur force, ils commencent à vieillir", Chapitre 30).

Enfin, il résume sa célèbre théorie du yin et du yang: "tous les êtres portent le Yin et enveloppent le Yang. Yin et Yang produisent un souffle qui forme l'harmonie" (Chapitre 42).

  • Méthode de décomposition

Lao Zi croit que les choses les plus difficiles du monde sont nécessairement composées de choses simples ; Les plus grandes oeuvres du monde sont nécessairement composées de petits accomplissements (Chapitre 63). Par conséquent, la résolution d’un problème difficile peut être obtenue en résolvant des problèmes faciles qui le composent; et la réalisation d’une grande œuvre peut être obtenue par réalisation de petites choses.

  • Persévérance

Lao Zi remarque que lors de la réalisation des tâches qui nécessitent des efforts soutenus, les gens échouent souvent juste avant qu'ils ne réussissent. S’ils peuvent garder jusqu’au dernier moment le même niveau de concentration qu’au commencement, il n'y aura pas d'échec.

Il prodigue également ses enseignements en disant que toute œuvre aussi grande et magnifique soit elle a commencé tout petit et/ou composée des étapes ridiculement petites ou simples. Aussi, un arbre géant est né d'un petit bourgeon, une tour gigantesque est construite à partir de petits tas de terre, et un voyage de mille lieux commence par un petit pas (Chapitre 64).

  • Prévenance

Quand la situation est stable, il est facile de la maintenir, et quand la crise n’est pas encore apparue, il est facile de la contenir. Les menaces sont faciles à dissiper lorsqu'elles sont encore fragiles, et les difficultés sont plus faciles à résoudre lorsqu’ils sont encore au stade embryonnaire. Ainsi, les forces d’opposition doivent être correctement traitées avant qu'elles n'apparaissent et les troubles doivent être matés avant qu'ils ne surviennent (Chapitre 64).

Aussi, lorsque vous faites n’importe quelle action, vous devez anticiper les difficultés et prendre les précautions nécessaires.

Relations internationales

  • Être humble

Lao Zi prône l'humilité et la tolérance mutuelles dans les relations internationales, en particulier en ce qui concerne les grands pays. Il pense que si un grand pays est humble et respectueux envers un petit pays, il peut gagner leur confiance et leur adhésion; si un petit pays est humble et respectueux envers un grand pays, il peut obtenir leur sympathie (Chapitre 61).

Ce n'est qu'ainsi qu'il peut y avoir une relation mutuelle bénéfique et harmonieuse.

  • Pacifisme

Bien que Lao Zi n'ait pas complètement rejeté la guerre, son opposition à la guerre est indéniable. Cela est conforme à son enseignement sur l’humilité et la tolérance dans les relations internationales.

La guerre n'est pas une bonne chose, elle ne peut être utilisée qu'en dernier recours. Faire la guerre et se battre avec des soldats engendrent inévitablement beaucoup de morts. C'est absolument tragique et il ne doit pas avoir lieu de célébrer des victoires.  Parce que célébrer les victoires signifie qu’on a pris plaisir dans la tuerie ("S'il triomphe, il ne s'en réjouit pas. S'en réjouir, c'est aimer à tuer les hommes. Celui qui aime à tuer les hommes ne peut réussir à régner sur l'empire", Chapitre 31).

Pays idéal

Le pays idéal de Lao Zi est un petit pays sobre: un pays peu peuplé, autosuffisant, sans d’armes, ni équipements complexes. Les gens sont satisfaits de leur nourriture, apprécient leurs habits, se sentent comblés de leur logement, et aiment leurs coutumes traditionnelles. Le peuple est revenu à l’ère où ils pratiquent le comptage à l’aide des cordelettes nouées (Chapitre 80).

Peut-on ainsi conclure que Lao Zi avait déjà des idées similaires aux revendications des Partis écologiques d’aujourd'hui ?

Sage solitaire

"Les paroles sincères ne sont pas élégantes ; les paroles élégantes ne sont pas sincères" (Chapitre 81).

Lao Zi estime que quand on parle de Dao, il apparaît fade et sans saveur, mais lorsqu’on l’emploie, l'on ne peut l'épuiser (Chapitre 35).

Lao Zi déplore qu'il y ait peu de gens qui peuvent le comprendre, et encore moins ceux qui l'imitent. Un saint est comme une personne vêtue d'un tissu grossier mais portant un beau jade en son sein. Il est difficile de rencontrer quelqu'un a l’œil perspicace et qui peut reconnaître son éclat intérieur (Chapitre 70).

Le sens de la vie selon Lao Zi est de ne faire que des choses bénéfiques pour les hommes, de ne faire rien qui leur serait nuisible; il veut aider les autres sans les rivaliser. Il a la conviction que plus vous aidez les autres, plus élevée est votre vertu ; plus vous donnez aux autres, plus vous êtes enrichi (Chapitre 81).

Je crois qu'il doit être comblé de satisfaction d’avoir enrichi le monde avec ses idées et ses enseignements aussi incisifs qu’éclairants, et encore pertinents 2500 ans après.

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